Démographie : l'impasse évolutive.

Au-delà des dénis de l'Humanité, pour un humanisme élargi débarrassé de l'anthropocentrisme.

Résumé

A force d’épuiser toutes les ressources vitales, de fragmenter les milieux naturels, de rejeter gaz à effet de serre et autres polluants, l’humanité est maintenant confinée dans une véritable impasse évolutive.

Elle semble condamnée à avancer inexorablement vers un mur qui barre l’horizon, alors que les falaises qui bordent cette voie sans issue semblent chaque jour plus infranchissables.  Se fixer comme seule perspective la croissance économique et son apparent prérequis, la croissance démographique, nous rapproche chaque jour un peu plus de la catastrophe climatique et écologique.

Nos idéaux humanistes et démocratiques ne résisteront pas aux conséquences des injustices sociales internationales, à la raréfaction des ressources naturelles. Que le grain de sable provienne d’une crise économique, écologique, météorologique, épidémique ou migratoire, l’humanité s’expose à de graves désordres. De plus, elle entraîne dans sa chute toutes les autres formes de vie, qu’elles soient animales ou végétales. L’appauvrissement de la biodiversité n’est plus à démontrer, 

l’homme est en passe de rendre la planète inhabitable pour bon nombre d’espèces, y compris la sienne !

 

Comment en sommes-nous arrivés là ? L’anthropocentrisme est sans doute la philosophie la mieux partagée au monde. Il nous conduit à considérer l’Homme comme la finalité, l’unique propriétaire de la Nature, à la percevoir comme une ressource inépuisable et gratuite.

 

Après avoir caractérisé les principaux éléments constitutifs de l’impasse écologique, économique et démographique dans laquelle l’homme s’est engagé, ce livre s’attache à montrer l’origine de cette pensée monolithique, à préciser les différents embranchements de l’histoire qui nous ont conduit sur ce chemin mortifère.

Comment peut-on espérer infléchir la tendance, trouver la voie étroite qui mènera l’humanité et l’ensemble du vivant au partage apaisé des ressources de la Terre ?

Seule une nouvelle ontologie, base des futurs rapports entre l’homme et la

Nature ou plus précisément entre l’Homme et l’Evolution Naturelle, le permettra. La société de demain doit se construire sur une nouvelle Loi Fondamentale, basée sur des droits nés du respect de l’Evolution Naturelle, ce processus à l’origine de toutes formes de vie. Cette loi sera plus respectueuse des services écosystémiques conçus, non plus comme des utilités pour l’usage exclusif de l’humanité, mais comme un bien commun à partager équitablement entre toutes les espèces vivantes.

De cette Loi Fondamentale découle une stratégie de retour aux grands équilibres écologiques qui suppose une maîtrise rapide de la population mondiale pour un retour vers deux milliards d’humains que la planète pourra accueillir sans risque.

Des mesures concrètes sont à mettre en œuvre au plus vite. Parmi celles-ci, la grève démographique au-delà d’un enfant par femme (ou par homme), est la condition sine qua non du rétablissement des grands équilibres.

Moins d’enfants, plus heureux sur une Terre réenchantée.