Biodiversité

 

Quelle richesse !

La biodiversité n'est pas un terme à placer, plus ou moins habilement, dans les "éléments de langage" des ministères ou du Président de la République.

La biodiversité, c'est d'abord et avant tout une merveilleuse réalité. Il suffit de prendre le temps de regarder fleurs et insectes, d'écouter le chant des oiseaux ou des batraciens, pour commencer à entrevoir un monde d'une invraisemblable créativité. Chaque être vivant surprend l'observateur attentif par ses formes, ses couleurs, ses adaptations à son milieu.

Nous n'en finissons pas de nous émerveiller et nous avons bien raison de profiter de ces trésors d'esthétisme, source éternelle d'inspiration pour nos cultures.

Cet émerveillement, cette approche sensible de la Nature est sans doute un des préalables au désir de protéger la biodiversité.

 

Car les mots protection et biodiversité sont aujourd'hui indissociables. Nous ne pouvons malheureusement plus nous contenter d'observer, d'admirer, de cataloguer... et de constater la raréfaction des individus, prélude à la raréfaction des espèces.

 

En effet , la biodiversité, sa bonne santé est une des conditions de la vie sur Terre et singulièrement de la nôtre. La Nature ne nous offre pas que des couleurs chatoyantes, elle nous fournit des services, dit écosystémiques.

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La Nature ce sont aussi des services.

Les services écosystémiques sont nombreux. La Nature nous fournit pratiquement tout ce dont nous avons besoin à commencer par l'essentiel de l'essentiel : l'eau, en qualité et en quantité.

Or la qualité de l'eau n'est pas le fruit du hasard. Elle dépend de la qualité des écosystèmes dans lesquels nous la puisons : des sources protégées par des forêts, des tourbières et des marais en libre évolution, des nappes phréatiques exemptes de pollution organique ou chimique, en montagne comme en plaine.

De l'eau en qualité mais aussi en quantité ! Ceci est loin d'être garantit partout à l'avenir dans le contexte de réchauffement global.

Nous devrions citer aussi parmi ces services le rôle des insectes sauvages (pas seulement les abeilles domestiques) pour la pollinisation des végétaux, base de notre alimentation et de celle de nos troupeaux. Le livre cite beaucoup d'autres exemples de services que la Nature nous rend, ou plus exactement nous rendait gratuitement. 

Pour garantir ces apports naturels à notre confort, nous avons besoin d'écosystèmes vivants, riches, évoluant librement. Les écosystèmes sont bien plus que la somme des espèces qui les composent. 

 

Des interactions entre des milliers d'espèces.

En effet, la biodiversité ne peut se résoudre à un catalogue de deux noms latins qui se suivent pour désigner genre et espèce. Cela pouvait suffire probablement au temps de Linné alors que les écosystèmes étaient pour l'essentiel préservés. En fait, la biodiversité est indissociable des milliers d'interactions possibles entre ses composantes, qui stabilisent les écosystèmes, leur permettent d'évoluer en même temps que les espèces pour s'adapter au changement de condition de vie. En ces périodes d'évolution rapide du climat, cet impératif est essentiel.

La pérennité de la biodiversité  est d'abord affaire d'espace évoluant librement dans lesquels les espèces se maintiennent naturellement.

Comme toutes les espèces, tous les individus, sont interdépendants, ces espaces doivent être suffisamment grands et connectés entre eux pour permettre aux plus exigeants, souvent les prédateurs et les grands herbivores, de survivre et d'évoluer librement. 

Cette condition remplie, alors commencent le travail de préservation des espèces elles-mêmes.

 

La survie des espèces et des individus.

Si la préservation des milieux naturels sur de grands espaces  en libre évolution connectés entre eux devrait être un préalable suffisant à la pérennité de la biodiversité, encore faut-il qu'aucune action, en particulier volontaire, ne vienne détruire des individus des espèces présentes.

 

Car ses sont bien les individus qui apportent la variabilité génétique qui permet aux animaux et aux plantes d'évoluer. En ce sens, chaque individu de chaque espèce compte et comptera de plus en plus dans un monde évolutif.

La biodiversité ne s'arrête pas au décompte, plus ou moins arbitraire, de chaque espèce ou chaque sous-espèce locale, la biodiversité est fait de chaque individu différent portant en lui des spécificités et un caractère. Ces différents comportements individuels sont aussi source d'adaptation et de résilience pour l'espèce : le timide, le prudent, le casse-cou pourrons, suivant les circonstances, assurer la pérennité du groupe.

Nous avons atteint aujourd'hui un tel niveau de dégradation des populations de très nombreuses espèces, que la survie du groupe dépend dorénavant de la survie de chaque individu.

 

Si nous ne pouvons garantir la survie partout et en tout lieu de chaque individu de chaque espèce, nous devons dorénavant nous interdire des prélèvements dont l'utilité sociale n'est pas strictement avérée, jugée indispensable. En particulier, nous devons nous interdire les prélèvements à connotation ludique.

Nous devons aussi dédier des espaces bien plus conséquents qu'aujourd'hui à la nature sauvage, faune et la flore, loin de toute intervention humaine, fusse-t-elle pétrie de bonnes intentions. Nous devons chérir la Libre Evolution des milieux naturels sur de vastes espaces interconnectés.

Ainsi nous commencerons à renoncer à notre anthropocentrisme !

La Nature n'a pas besoin de nous pourvu que nous renoncions à l'agresser et à la séquestrer dans des espaces de plus en plus restreints et déconnectés.

 

Biodiversité les menaces.

 

La liste des menaces qui pèsent sur la biodiversité recoupe pratiquement l'énumération des dégradations des milieux naturels et des services écosystémiques.

Ces menaces sont détaillées dans le livre, avec leurs causes et leurs conséquences.

Vous l'aurez compris trois sont particulièrement graves :

  • les atteintes globales à notre environnement en particulier le réchauffement climatique

  • l'artificialisation des sols et la fragmentation des milieux naturels

  • les prélèvements injustifiés d'individus de la faune et de la flore en particulier lors d'activités à caractère ludique ou lors d'action à impact massif (pêche industrielle...).

La question du réchauffement et des sources d'énergie font l'objet de pages spécifiques.

Les deux autres points seront largement abordés dans  la page "vers plus de sérénité" qui propose les bases d'une nouvelle ontologie.

Evidemment partager équitablement l'espace avec la flore et la faune sauvage sera infiniment plus simple et moins conflictuel si nous sommes deux milliards au lieu de 11 milliards.