Vers une nouvelle Constitution

 Pourquoi une nouvelle loi fondamentale ?

D'aucun conteste actuellement le bien-fondé démocratique de la constitution de la Vième République. Nous n'entrerons pas ici dans ce débat, finalement très franco-français.

Notre propos est bien en amont de ces préoccupations politiques. Il s'agit ici de modifier radicalement notre loi fondamentale pour la mettre en accord avec une nouvelle philosophie, une nouvelle ontologie. Celle-ci rejette l'anthropocentrisme. La nouvelle constitution doit incarner ce changement de paradigme.

 
 

Que doit-on changer d'essentiel ?

Finalement, pour l'essentiel du texte actuel, aux débats politiques internes près, pas grand-chose. En fait, il faut "simplement" rajouter quelques éléments essentiels en préambule. Ces éléments auront pour objet d'abriter les Droits de l'Homme sous un parapluie beaucoup plus large qui protègerons les droits de l'ensemble des êtres vivants, des richesses minérales. Tous les éléments indispensables à la vie seront sous l'égide d'un principe inviolable : le respect de la Libre Evolution Naturelle qui deviendra sujet de droit avec ses propres intérêts en particulier celui de ne pas être perturbé à l'échelle globale et sur de vastes espaces.

L'Evolution Naturelle est à l'origine de toutes les formes de vie. Elle est l'origine même de la Terre-Mère. Elles est l'essence même du et des "droit(s) naturel(s)".

 

Est-ce la négation des Droits de l'Homme ?

Nullement, au contraire. Une fois reconnue le caractère inviolable des intérêts de la Libre Evolution Naturelle, une fois établis les droits de tous les êtres vivants découlant de ce principe, l'Homme pourra agir dans des environnements dédiés.

Dans ce cadre, il s'organisera suivant les principes qui guident notre constitution, à savoir la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Chaque état, chaque peuple seront souverains pour organiser leur vie sociale et adopter leur propre constitution locale sous l'égide d'un préambule commun garantissant la Libre Evolution.

Ce préambule commun servira de parapluie à toutes les espèces et en particulier à l'Homme. Dans ce cadre, tous les êtres humains seront protégés a minima par ce préambule.

 

L'Homme est-il le grand perdant de cette évolution ?

Par ce préambule; l'homme renonce de fait à l'anthropocentrisme, reconnaît qu'il n'est pas l'unique propriétaire de la Terre, qu'il n'est pas la finalité de l'Evolution, et se déclare prêt à un partage harmonieux.

Clairement cela suppose un replis géographique pour octroyer sa juste part à la Nature. Mais ce repli sera entièrement absorbé et phasé par la décroissance démographique, de sorte que personne ne se sente exclu.

Ce renoncement réalisé, l'Homme sera le grand gagnant en bénéficiant de services écosystémiques restaurés, de la paix rétablie avec la Nature, de la sérénité et de la confiance dans le lendemain.

 

Vers un monde réenchanté  ! Mais que dirait cette constitution ?

Dans le livre, nous exposons les motivations, les attendus, les relectures historiques qui nous ont amenés à penser qu'il est préférable de bâtir une constitution autour du concept de Libre Evolution Naturelle plutôt que du simple respect de l'environnement ou des droits des animaux sensibles ...

L'Homme ne s'érige pas en sauveur de son propre environnement, dans une attitude anthropocentrique, il est un des acteurs, voire un des spectateurs du réenchantement du monde par les processus naturels eux-mêmes.

Une proposition, évidemment non aboutie de ce que pourrait être cette constitution, de la façon dont elle s'articulerait avec la ou les constitutions actuelles est détaillée dans le livre.

De même, une série de propositions pour la phase de transition est exposée. Il ne s'agit en rien d'une plateforme politique mais d'une visualisation de ce que pourrait donner concrètement cette nouvelle ontologie que nous appelons de nos voeux.

Finalement un seul objectif : retrouver la sérénité et la paix avec la Nature.

Un peu de renoncement, pour tant de bonheur et de quiétude futurs !